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Un nouveau plan de relance du logement d’ici 2030

Temps de lecture : 2 minutes

Un nouveau plan de relance du logement d’ici 2030

Avec une crise du logement qui pèse depuis plusieurs années sur les ménages français, le gouvernement a dévoilé le plan “Relance logement” le 23 janvier 2026. Ce plan ambitieux vise à construire 2 millions de logements supplémentaires d’ici à 2030, soit en moyenne 400 000 logements par an. Une mesure saluée par les acteurs du secteur, dont la Fédération Française du Bâtiment (FFB).

Produire 400 000 logements par an

Pour répondre à la crise persistante du logement, le plan repose sur un objectif clair : augmenter significativement le rythme de construction. En 2024, 282 500 logements ont été construits en France et 330 400 permis de construire ont été délivrés, ce qui montre qu’il faudra intensifier les efforts pour atteindre les objectifs fixés.

👉 Objectif phare du plan :

  • 400 000 nouveaux logements par an

  • 2 millions de logements construits d’ici 2030

Ce rythme augmenté vise à répondre à la demande croissante des ménages, à dynamiser le secteur de la construction et à réduire la pénurie de logements disponibles.

175 000 logements à construire en 2026 : priorité au logement locatif

Dès cette année, le plan priorise la construction de logements destinés à la location :

  • 50 000 logements locatifs privés

  • 125 000 logements sociaux

Cette répartition montre la volonté d’augmenter l’offre dans tous les segments du marché, tout en renforçant l’accès au logement pour les ménages les plus modestes.

De nouveaux dispositifs financiers pour atteindre les objectifs

Pour soutenir cette accélération, plusieurs mesures financières importantes ont été actées.

📌 Soutien aux bailleurs sociaux

Un montant supplémentaire de 500 millions d’euros est attribué à 700 bailleurs sociaux. Cette mesure vise à compenser partiellement la baisse de la Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) – un dispositif qui allège les loyers pour les ménages modestes, mais qui est supporté financièrement par les bailleurs.

La RLS, créée en 2018, représente une charge lourde pour les organismes HLM : elle a atteint 1,1 milliard d’euros en 2025, contre 1,3 milliard initialement prévu.

Le nouveau statut du bailleur privé

Le gouvernement officialise également le statut du bailleur privé, une mesure très attendue par les professionnels.

🔍 Ce statut permet :

  • Aux particuliers qui achètent un logement neuf ou ancien (avec travaux) pour le louer, de bénéficier d’avantages fiscaux.

  • De déduire une partie du prix d’achat et l’intégralité des charges locatives de leurs revenus fonciers.

👉 À noter : l’exigence de travaux minimum passe de 30 % à 20 % de la valeur du bien, favorisant ainsi davantage de rénovations et d’investissements privés.

Olivier Salleron, président de la FFB, estime que ce nouveau statut, associé à la baisse de la RLS pour les bailleurs sociaux, devrait donner un véritable élan dès 2026.

Simplification des normes et urbanisme

Le plan ne s’arrête pas aux aides financières. Il comprend aussi des mesures pour :

  • Simplifier le droit de la construction et de l’urbanisme

  • Accélérer la transformation de bureaux et locaux tertiaires en logements

Ces ajustements visent à réduire les freins administratifs et à favoriser des opérations de construction plus rapides et plus flexibles.

📌 En résumé

400 000 logements par an d’ici 2030
175 000 logements à construire dès 2026
Soutien renforcé aux bailleurs sociaux
Nouveau statut avantageux pour bailleurs privés
Simplification des normes et transformation tertiaire → résidentiel